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Je me réfère dans ma pratique à plusieurs courants de pensée que je me refuse d'opposer, car je privilégie une prise en charge individualisée du client(*).

En référence à l'Approche Centrée sur la Personne (Carl Rogers), je m'applique à créer un climat de confiance, nécessaire, et néanmoins pas toujours suffisant, pour abaisser les seuils de résistance inhérents à cette démarche (appréhension, peur de s'exposer, peur de souffrir…).

En effet, l'authenticité et l'humanité du praticien conditionnent pour une grande part la réussite de la démarche du client.

La psychanalyse m'a montré, voire démontré la force de l'inconscient dans nos actes (ex : " c'est plus fort que moi, je ne comprends pas pourquoi je répète toujours les mêmes erreurs "), l'analyse systémique m'a appris à considérer une situation dans son ensemble (l'individu dans un système, familial, professionnel, sociétal, universel…), les comportementalistes m'ont convaincu que la répétition d'expériences réussies (" faire plus de ce qui marche ") laissait moins de place aux possibilités d'échecs, et mon expérience dans les autres domaines (judiciaire et éducatif) m'amène tous les jours à relativiser, voire à renoncer à certaines croyances limitantes.

Ce climat d'ouverture, que je veux non dogmatique, garantit le respect du client. En effet, chacun, pour se construire et vivre, a besoin de ses croyances. Il ne s'agit donc pas de les combattre, mais peut-être, de les relativiser, les mettre à distance, en apprivoiser d'autres. Ce simple " changement de posture " est quelquefois suffisant pour aller mieux.

La durée de la prise en charge sera fonction de votre objectif, de quelques semaines dans le cas d'une aide ponctuelle, à plusieurs années si votre volonté est d'effectuer un véritable travail identitaire ou lorsqu'une aide ponctuelle ne suffit pas. En tout état de cause, vous demeurerez le maitre d'œuvre de votre travail et je m'appliquerai à faire des bilans périodiques afin d'évaluer avec vous votre besoin.

La thérapie individuelle ou de couple ne s'oppose pas aux prises en charge médicales qui existent préalablement, elle les complète. Même si la science perçoit de plus en plus l'influence du psychisme sur le physique, il est pour moi extrêmement dangereux de faire croire au client qu'un travail sur lui serait suffisant pour venir à bout d'une maladie en cours et de l'inciter (comme cela se fait trop souvent encore) à interrompre par exemple son traitement. Ceci est de la responsabilité médicale. Je vous incite à ce sujet à lire " La guérison du cœur ", l'excellent ouvrage du psychanalyste canadien Guy Corneau.