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En règle générale, les entretiens se déroulent en vis-à-vis. Leur durée est de 50 minutes pour les entretiens individuels , 1h15 pour les entretiens familiaux jusqu'à 3 personnes, 1h45 pour les entretiens familiaux de plus de 3 personnes.


Pour répondre ici à une question qui m'est assez souvent posée au téléphone, JE PARLE !!!

J'accueille quelquefois des personnes ayant très mal vécu une précédente démarche thérapeutique car le praticien auquel elles s'étaient adressées les écoutait dans un silence total. Ayant pu mesurer au cours de ma propre psychanalyse les bénéfices d'une attitude plus ouverte du thérapeute, je choisis d'offrir une "écoute active" à la personne en demande d'aide.


LA THERAPIE INDIVIDUELLE

Elle est indiquée lorsque :

  • des circonstances exceptionnelles nous déstabilisent;
  • nos capacités de résistance sont dépassées par l'ampleur ou la répétition des épreuves que nous rencontrons;
  • il devient impératif de traiter les symptômes découlant de la confrontation à des événements de vie traumatiques;
  • peurs et angoisses limitent nos capacités de réponse;
  • nous souhaitons tout simplement faire le point et progresser sur un plan personnel.

 

LE CONSEIL CONJUGAL ET LA THERAPIE DE COUPLE

 

Quelle est la différence ?

Le conseil conjugal est une relation que des personnes – clients et conseiller – tentent d’installer entre eux, dans une perspective d’aide au couple. Le rôle du conseiller est, d’abord, un rôle d’accueil, d’écoute, d’entière disponibilité envers ceux qui viennent parler de leurs difficultés. Ce n’est  que par cette attitude bienveillante que pourra s’établir une communication réelle, une relation confiante. Et ce n’est que dans ce climat relationnel positif que le client pourra dire ses problèmes tels qu’il les ressent, sans peur d’être jugé, sans précipitation, à son propre rythme. Parfois, il y a au départ une demande d’information, qu’il faut évidemment satisfaire, dans la mesure du possible. Mais cette demande première peut n’être qu’une entrée en matière pour parler de difficultés plus profondes.


La thérapie de couple se veut plus analytique que le conseil conjugal car elle peut aller chercher assez loin les causes du dysfonctionnement actuel dans les cartes familiales. L'influence de la généalogie sur les générations descendantes, les modèles de couples parentaux, la place dans les fratries, les traumatismes de l'enfance ou de l'adolescence, tout cela " pèse " sur le couple. Le conseil conjugal peut suffire quand ce poids du passé est moins présent dans le vécu du couple.

En tout état de cause, nous évaluons ensemble les moyens à mettre en œuvre pour corriger la trajectoire d'échec.

La démarche est indiquée quand chacun reproche à l'autre d'être la cause de sa souffrance et se vit comme une victime. Dans un couple, on passe par des hauts et des bas. Or, il peut arriver que les deux partenaires n'arrivent plus à sortir de ce système de ressentiment et d'accusations réciproques. Chacun ne voit plus que les problèmes que l'autre lui apporte, ne croit plus en ses capacités de changer. C'est le blocage. On sent qu'alors il ne s'agit plus d'une crise passagère. La seule façon de s'en sortir est d'introduire un tiers dans la relation, qui va permettre de rétablir la communication, ce qui est le but.

Il ne s'agit pas de déterminer qui a tort ou raison. Le couple est une entité qui a ses règles, ses codes, ses habitudes, et il arrive que les deux partenaires ne s'y reconnaissent plus. Le thérapeute donne les moyens à chacun d'exprimer ses insatisfactions par rapport à la relation, et non par rapport à l'autre. Ce changement de perspective permet d'entrer dans un processus de collaboration conjointe pour revoir le " contrat " sans viser à changer l'autre, car c'est impossible. On sort du règlement de compte destructeur pour devenir constructif.


ET LA FAMILLE ?

Il est important de souligner, de façon explicite, l’interaction incessante de tous les membres de la famille : mari (ou compagnon ou concubin ou ami ou …), épouse (ou compagne ou concubine ou amie ou…), enfants, grands-parents etc… Il est en tous cas clair que, dans un couple, les problèmes sont, en général, inextricablement mêlés : une mésentente conjugale existe rarement sans rejaillir sur les enfants, et, du coup, aggraver les problèmes, et vice-versa, toute difficulté avec un membre de la famille (enfant, beaux-parents, etc…) entraîne souvent des difficultés au sein du couple.

L’intervention auprès de la famille obéira donc aux mêmes préceptes que ceux évoqués précédemment quant à l’intervention auprès du couple.